BMW
MINI
TESLA
AUDI
SUZUKI
CUPRA
MITSUBISHI
VW
MG
SKODA
MERCEDES
VOLVO
SEAT
KIA
DACIA
CITROEN / MAZDA
HYUNDAI
PEUGEOT
FORD / SMART
RENAULT
OPEL
NISSAN
FIAT
TOYOTA
Toyota et Hyundai : des problèmes exceptionnels
Ce qui est particulièrement frappant, c'est la piètre performance des modèles Toyota ces trois dernières années. Cela concerne la quasi-totalité des millésimes des Toyota C-HR et Toyota RAV4 analysés. Pour les Yaris et Yaris Cross, ce sont principalement les modèles les plus récents qui sont touchés. Ces taux de panne sont surprenants, car la marque Toyota s'est forgée, par le passé, une réputation méritée de constructeur de véhicules d'une fiabilité exceptionnelle.
La cause des pannes sur tous les modèles est une batterie de démarrage défectueuse. Toyota a mis en œuvre des mesures correctives à partir de février 2024. Cependant, les nouvelles statistiques de pannes ne confirment aucune amélioration : les taux de panne des modèles concernés (Yaris, Yaris Cross, RAV4 et C-HR) restent très élevés en 2025, ce qui indique une forte probabilité de défaillance.
Déclaration de Toyota
Le modèle Ioniq 5 du constructeur coréen Hyundai se distingue par un nombre exceptionnellement élevé de pannes. La voiture électrique n'est prise en compte dans les statistiques de pannes que pour deux de ses premières années d'immatriculation (2022 et 2023), et les modèles de ces deux années apparaissent en rouge, indiquant un défaut.
Le problème sous-jacent provient du boîtier de commande de charge intégré (ICCU). Ce composant est essentiel à la conversion du courant alternatif en courant continu, à l'alimentation de la batterie 12 volts et à la gestion du système électrique basse tension. En cas de dysfonctionnement de ce boîtier, la batterie 12 volts ne se chargera plus correctement, ce qui entraînera une sous-tension dans le système électrique du véhicule et risquera de provoquer son calage.
Pour résoudre le problème, Hyundai a mis en place diverses mesures, notamment une campagne de service et un rappel officiel.
Déclaration de Hyundai
Voiture électrique vs voiture à moteur thermique
Les véhicules électriques sont-ils plus sujets aux pannes que les véhicules à moteur thermique ? Comparer cette question se heurte à une difficulté majeure : selon l’Autorité fédérale des transports automobiles, l’âge moyen des voitures immatriculées en Allemagne dépasse dix ans. Or, les véhicules électriques inclus dans l’analyse sont nettement plus récents. La probabilité de panne augmentant avec l’âge du véhicule, il serait inéquitable de comparer la susceptibilité aux pannes des véhicules électriques et des véhicules à moteur thermique à l’échelle du parc automobile.
L’ADAC compare donc les véhicules à moteur à combustion (diesel et essence) et les modèles 100 % électriques uniquement pour les années d’immatriculation initiales 2020/2021/2022/2023 . Cela garantit une base de données statistiquement fiable.
Résultat : La comparaison montre que les véhicules à moteur thermique connaissent plus de pannes que les véhicules électriques, quel que soit leur âge. De plus, le taux de panne des véhicules à moteur thermique augmente plus fortement avec l’âge. En 2025, le service d’assistance routière ADAC a enregistré 2,1 pannes pour 1 000 véhicules électriques de deux ans, contre 5,8 pour les véhicules à moteur thermique. Cela représente une différence de 3,7 pannes, soit près des deux tiers de moins pour les véhicules électriques de deux ans.
En trois ans, le taux de panne des voitures électriques de cinq ans augmente de 8,2 points pour atteindre 10,3, tandis que celui des véhicules à moteur thermique augmente de 11,6 points pour atteindre 17,4, soit une différence de 7,1 pannes pour 1 000 véhicules en circulation. Cela signifie que le taux de panne des voitures électriques de cinq ans est inférieur de 40 % à celui des véhicules à moteur thermique du même âge.
Techniquement, ce phénomène s'explique par le fait que les véhicules électriques à batterie comportent beaucoup moins de pièces sujettes à l'usure. Les sources de défaillance typiques des groupes motopropulseurs conventionnels, comme l'embrayage, le système d'échappement, le système d'allumage, le système d'alimentation ou la lubrification à base d'huile, sont totalement éliminées dans les modèles 100 % électriques. De plus, la motorisation électrique fonctionne avec moins de pièces mobiles et génère des contraintes thermiques et mécaniques moindres.